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Des chercheurs en paléontologie du MNB identifient l’empreinte des nouvelles espèces au célèbre site fossile de l’Alabama (Union Chapel Mines)

Un récent article corédigé par Olivia King, adjointe de recherche à la Section de paléontologie et géologie du département d’histoire naturelle du MNB et candidate à la maîtrise à l’Université Saint Mary’s, Matt Stimson, conservateur adjoint à la Section de paléontologie et géologie du MNB et étudiant au doctorat à l’Université Saint Mary’s, et Spenser Lucas, conservateur en paléontologie au Musée de science et d’histoire naturelle du Nouveau-Mexique à Albuquerque, vient d’être publié dans le journal international Ichnos et se trouve en accès libre pour une durée limitée. Les chercheurs du MNB collaborent régulièrement avec leurs collègues du monde entier et cette étude témoigne particulièrement bien de la manière dont un travail de recherche à l’extérieur du Nouveau-Brunswick peut contribuer à la compréhension de notre patrimoine provincial. L’article est disponible à l’adresse suivante :

https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/10420940.2018.1561447 
(en anglais seulement)

Le gisement fossilifère d’Union Chapel Mine en Alabama, où les fossiles en question ont été collectés, est un des gisements d’empreintes fossiles les plus importants du monde. On estime que les roches s’y sont déposées il y a 300 millions d’années. Dès le début des années 2000, des empreintes de vertébrés (amphibiens et reptiles) y ont été identifiées. Cette nouvelle étude s’intéresse aux empreintes des invertébrés provenant de ce site.

Il est généralement conçu que les empreintes fossiles connues sous le nom de Kouphichnium proviennent de limulidés, un organisme dont la présence remonte à plus de 400 millions d’années. Ce type d’empreinte fossile est d’une importance notable en raison des informations qu’il procure sur le paléoenvironnement à l’époque où les roches et les fossiles se sont déposés.

Dans cette étude, Olivia King et ses collaborateurs identifient deux nouvelles espèces de Kouphichnium (K. atkinsoni et K. minkinensis), ainsi nommées d’après Prescott Atkinson, Ph. D., qui a découvert les espèces et feu Steven Minkin, Ph. D., qui a découvert le site. Les coauteurs observent toutefois que ces pistes de fossiles n’ont pas été créées par des limules, mais par un euryptéride, un animal totalement différent. Les euryptérides, également connus sous le nom de scorpions de mer, font plus d’un mètre de long et sont des organismes bien identifiés des couches rocheuses du nord du Nouveau-Brunswick.


A) Kouphichnium minkinensis, specimen type NMMNH P-69048 B) MSC 28063.

Il s’agit donc d’un article important au sens où il rappelle la biodiversité d’un gisement fossilifère majeur, et ce, au moyen d’empreintes de fossiles plutôt que du fossile même des organismes. Cet article contribue par ailleurs de manière notable à notre compréhension du genre Kouphichnium et de l’environnement fossilifère dans lequel il évoluait, tant en Alabama qu’au Nouveau-Brunswick.