Né à Fredericton, Arthur Wallace Eatman était le fils d’un ancien combattant de la Première Guerre mondiale. Il a perpétué cette tradition de service en s’enrôlant à seulement 19 ans. Ses compétences et son leadership ont rapidement été reconnus : il est passé du grade de soldat à celui de caporal, puis à celui de sergent en 1942.
En juillet 1943, lors de l’invasion alliée de la Sicile, le sergent Eatman a dirigé une patrouille de reconnaissance chargée de vérifier la présence de forces ennemies dans une résidence située à proximité. La patrouille n’est jamais revenue. Le sergent Eatman et cinq autres soldats ont été tués, vingt-deux ont été faits prisonniers et un soldat n’a jamais été retrouvé. Le sergent Eatman n’avait que 23 ans.
L’histoire d’Arthur Eatman est aussi une histoire de famille. Deux de ses frères ont servi pendant la Seconde Guerre mondiale, tandis que son père a combattu durant la Première Guerre mondiale, notamment à Vimy et à Passchendaele. Malgré la discrimination systémique qui limitait les possibilités offertes aux Canadiens noirs durant les deux guerres, la famille Eatman, comme bien d’autres au Nouveau-Brunswick, a répondu à l’appel du devoir.
Nous nous souvenons du sergent Arthur Wallace Eatman et des milliers de Canadiennes et Canadiens noirs dont le service et le sacrifice sont trop souvent demeurés méconnus, alors qu’ils font partie intégrante de notre histoire commune.