Au milieu de la Seconde Guerre mondiale, un effort unique de recrutement s’est déployé à travers le Canada sur des roues d’acier.
Le train militaire, une exposition mobile de 15 wagons, apportait les réalités de la guerre et l’appel au service directement aux Canadiens de 202 collectivités. Les sept Néo-Brunswickois qui faisaient partie de son équipage dévoué aidaient à mettre en valeur les équipements militaires et à promouvoir les obligations de la Victoire d’un océan à l’autre, reliant ainsi les Canadiens au conflit mondial et au rôle que leur pays y jouait.
Le train militaire de l’Armée canadienne, qui comprenait 15 wagons, était un train-exposition d’armes, de vêtements, d’équipements, et ainsi de suite. Autorisé par le ministère canadien de la Défense nationale, il servait à faciliter la vente des obligations de la Victoire et à stimuler le recrutement de soldats. C’était un moyen visuel de montrer l’effort de guerre du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. L’image 1 montre les membres du personnel militaire du train de l’Armée canadienne à Ottawa, en Ontario, à la conclusion de leur voyage national, le 10 mai 1942.
Avec environ 66 personnes à son bord, le train quitta Ottawa le 3 février 1942 et se rendit dans 202 villes et villages du pays, recevant 800 176 visiteurs. Il termina son voyage le 10 mai 1942, puis fut démantelé. L’image 2 montre des membres du personnel militaire au travail dans l’un des wagons et offre un aperçu des opérations d’arrière-scène qui ont rendu possible la tournée de cette exposition itinérante.
Sept représentants du Nouveau-Brunswick se trouvaient à bord:
- Le caporal William R. Beatteay, Saint John (dépôt du district n° 7, Saint John)
- Le soldat J. F. Robertson, Saint John (dépôt du district n° 7, Saint John)
- Le major Leonard H. Webber, St. Stephen (dépôt du district no 7, Saint John)
- Le lieutenant B.F. Addy, Moncton (quartier général du district, région militaire no 7 de Saint John)
- Le caporal J.T. Doiron, Saint John (Saint John Fusiliers)
- Le soldat E. Seguin, Saint John (Centre d’instruction de tir de l’infanterie canadienne A. 13, Camp de Valcartier, Québec)
- Le caporal R. Pelletier, Campbellton (Centre d’instruction du Corps blindé canadien A.8, Camp Borden, Ontario)
Parmi les objets exposés les plus impressionnants se trouvaient des équipements militaires que beaucoup de Canadiens n’avaient jamais vus auparavant. On voit dans l’image 3 des membres du personnel militaire avec un projecteur antiaérien à Timmins, en Ontario, le 3 avril 1942, alors qu’ils montrent aux civils cette technologie puissante.
La division Archives et bibliothèque de recherche du Musée du Nouveau-Brunswick possède un important fonds relatif à ce train militaire. La collection comprend des cartes, des itinéraires, des affiches, des manuels de procédure, la transcription d’un journal de guerre détaillant l’information sur chaque escale effectuée par le train, la liste des différents membres du personnel du train et deux albums de photographies. L’image 4 nous montre du personnel militaire à bord d’un véhicule utilitaire léger à Timmins, en Ontario, le 3 avril 1942 une autre dimension de l’équipement militaire mis en valeur pendant le voyage du train.
Ces collections fournissent un aperçu unique de l’histoire du train militaire et du rôle qu’il joua dans la promotion de l’effort de guerre du Canada au cours de la Seconde Guerre mondiale en reliant des collectivités d’un bout à l’autre du pays au conflit mondial.