Cette rencontre allait s’avérer le coup d’envoi d’une aventure créative alliant la science à l’art pendant que Betts explorait l’univers fascinant des papillons et des papillons de nuit.
La fascination de Betts pour les insectes remonte à son enfance. Né à Moncton, ce diplômé du Nova Scotia College of Art and Design (2010) a toujours été sensible à la beauté complexe de ces minuscules créatures. Lorsqu’il a entendu parler de la collection impressionnante d’insectes du MNB, qui comprend plus de 250 000 spécimens, dont certains datent de la fin des années 1800, il savait qu’il venait de tomber sur un coffre au trésor débordant d’inspiration.
Pour explorer la collection, Betts s’est réuni avec Donald McAlpine, Ph. D., chef des Sciences naturelles, Peter Larocque, chef des Sciences humaines et Mary Sollows, adjointe à la conservation en Zoologie. À mesure qu’ils ouvraient avec précaution les portes des armoires de rangement pour découvrir des dizaines et des dizaines de planches de papillons et de papillons de nuit, Betts, émerveillé, avait les yeux ronds. « C’était comme entrer dans un monde magique, » se souvient-il. « Je n’avais aucune idée que la collection était si vaste et d’une si grande diversité. »
En faisant ses recherches, Betts a passé des heures à faire des esquisses et prendre des photos des insectes, ébloui par les subtilités des motifs et des couleurs des ailes de papillon. Il s’est trouvé particulièrement attiré par les papillons lunes, une espèce répandue dans les Maritimes, et les exotiques papillons tropicaux, aux ailes iridescentes qui semblent luire dans le noir. À l’aide d’un microscope, il a pu examiner les minuscules écailles et poils qui donnent aux lépidoptères leur lustre hallucinant.
Au fur et à mesure de ses recherches, Betts s’est mis à déceler des liens entre le monde naturel et sa propre vision artistique. Il a été attiré par les techniques hybrides de Paul Édouard Bourque et par les sujets du monde naturel de Marc Cyr et Nat Snider, deux artistes acadiens qui l’avaient inspiré pendant ses études. Ces influences ressortiraient un jour dans sa propre œuvre, Nymphalidae Phosphorescence (« Phosphorescence des nymphalidés »), une suite de 11 sérigraphies multimédias qui a été intégrée à Images rémanentes.