COURTEPOINTES : Faites avec amour et conservées avec soin

Cet hiver, en vue de l’exposition Bouquet de courtepointes, la conservatrice-restauratrice du Musée du Nouveau-Brunswick (MNB) Dee Stubbs-Lee et la bénévole Marilyn Peabody ont passé plusieurs semaines à préparer 12 courtepointes historiques et contemporaines à thème floral provenant des vastes collections de courtepointes du Musée. Après avoir soigneusement évalué l’état de chacune des courtepointes, elles ont procédé à des traitements de conservation-restauration pour les nettoyer et les stabiliser. Les courtepointes en bon état ont été suspendues à la verticale, ce qui a exigé des heures de travail pour coudre de larges bandes de velcro sur un support en tissu, puis les appliquer à la main à l’arrière de chaque courtepointe.

Une des courtepointes (MNB 2018.11), confectionnée vers 1955 par Mary Watson de Fredericton et récemment donnée au MNB par Shiela Watson-White, était dans un état trop fragile pour cette méthode de présentation. Pourtant pas aussi ancienne que d’autres de l’exposition, cette courtepointe avait été beaucoup utilisée avant d’être recueillie et préservée par le Musée. Dee et Marilyn ont stabilisé des centaines d’appliqués qui s’étaient détachés, travaillant sous une loupe à l’aide de fil de soie (la seule fibre provenant d’un ver à soie), de perles et d’aiguilles chirurgicales très fines pour éviter d’endommager le tissu original et rendre les nouveaux points aussi invisibles que possible.

Ces réparations nous permettent de voir le motif et de nous assurer que la courtepointe survivra encore pendant de nombreuses années pour de futures études. Les travaux de restauration-conservation exigent beaucoup de temps et d’espace. C’est pourquoi ils ont été effectués dans un espace de travail de fortune aménagé dans l’ancienne galerie des arts décoratifs, ce qui a permis au travail préparatoire d’une autre exposition de MNB, L’énigme cursive, de prendre place dans le laboratoire de conservation-restauration. Le préparateur du MNB, Sean Driscoll, a construit un support d’exposition sur mesure pour bien maintenir la courtepointe en position inclinée. Marilyn, une courtepointière experte et une bénévole de longue date auprès de l’équipe de conservation-restauration, s’est avérée une grande aide dans la préparation de cette exposition.


La courtepointe Watson avant le traitement.


La courtepointe Watson avant le traitement, détail de la couture séparée.


La courtepointe Watson avant le traitement, détail des appliques endommagées.


Dee Stubbs-Lee, conservatrice-restauratrice du MNB, évalue l’état de la courtepointe Watson et planifie un traitement adapté.


La courtepointe Watson avant le traitement, détail des appliques endommagées.


La conservatrice-restauratrice Dee Stubbs-Lee, à l’oeuvre sur la courtepointe Watson.


On utilise souvent un fil très fin mais très résistant, le fil de soie, pour la restauration des textiles.

 


Détail, réparation de la couture à l’aide de fil de soie.


La conservatrice-restauratrice Dee Stubbs-Lee, à l’œuvre sur la courtepointe Wilson dans l’ancienne galerie des arts décoratifs.


Marilyn Peabody, une bénévole en restauration du MNB, à l’oeuvre sur la courtepointe Watson.


Courtepointes installées dans la galerie pour l’exposition Bouquet de courtepointes.