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Parc naturel Irving

Randall Miller, Ph. D., Conservateur de recherche Géologie et paléontologie, Musée du Nouveau-Brunswick

Il y a une quinzaine de milliers d’années, il y avait un glacier ici, au parc naturel Irving. Il s’agissait d’un glacier de marée : la glace se dressait contre l’océan. Si nous le savons, c’est entre autres grâce aux sédiments d’argile rouge qu’on voit derrière moi. Ce sont des sédiments marins. Nous le savons parce que nous y trouvons des fossiles de palourdes, d’ophiures, d’oursins et de balanes. Ils ont été datés au carbone 14 et ils remontent à la fin de la dernière période glaciaire, il y a 11 000 ou 12 000 ans.

Si on regarde de près ces argiles marines, elles renferment beaucoup de pierres. C’est parce que la glace se dressait ici et fondait. Or, les glaciers sont plutôt sales; ils contiennent beaucoup de sable et de cailloux. À mesure qu’un glacier fond et qu’il y a un épandage fluvioglaciaire, tous ces matériaux sont entraînés dans les eaux peu profondes de l’océan devant la glace.