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Charles Lyell

Randall Miller, Ph. D., Conservateur de recherche Géologie et paléontologie, Musée du Nouveau-Brunswick

Ici, c’est une de mes vues préférées sur les rapides réversibles, juste en aval du pont. Je l’aime parce que c’est pour ainsi dire la même vue que celle qu’avait Charles Lyell à cet endroit. Charles Lyell est bien sûr un des géologues les plus célèbres de l’histoire. Il est venu ici presque en géotouriste. Il rendait visite à son ami sir Edmund Head, qui était à l’époque lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, et il est venu voir les rapides réversibles en septembre 1852. C’est intéressant parce que, dans une lettre qu’il a envoyée chez lui, à son beau-père, il parlait du port et de son charme. Il avait fait un croquis de la vue que vous voyez derrière moi et il faisait remarquer que le lieu devrait s’appeler les rapides réversibles plutôt que les chutes réversibles. C’est à peu près l’endroit où nous nous tenons aujourd’hui pour évoquer à nouveau ce nom des rapides réversibles.

Détail intéressant : dans le carnet que Charles Lyell emportait en voyage, il a fait un croquis de cette vue et, dans cette vue, bien sûr, il n’y a pas de pont. Le premier pont suspendu entre les deux côtés du port a été construit en 1852. Le tablier allait être posé, mais les pylônes avaient déjà été érigés aux deux extrémités et, si on regarde le carnet de croquis de Charles Lyell, on peut en voir la maçonnerie. Aujourd’hui, un des belvédères, du côté droit quand on regarde de l’autre côté, occupe l’emplacement où se trouvaient les pylônes.