Cliquez ici pour sauter au contenu

La formation d’Albert

David Keighley, Ph. D., Département des sciences de la Terre, Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton

Se rendre de Hampton à Sussex par la route 1, c’est comme aller d’une plaine d’inondation couverte d’arbres au centre d’un lac il y a 360 millions d’années. Ici, à ce premier affleurement, nous sommes sur l’équivalent... de la plaine d’inondation d’un cours d’eau, avec des arbres qui se dressent, occasionnellement inondée par les grès de petits chenaux et par des crues en nappe.

Nous avons fait quelques kilomètres vers l’est sur la route 1, ce qui est comme aller de la plaine d’inondation du cours d’eau jusqu’au bord du lac. Tout indique que la rive était ici. Il y a des rides laissées par les vagues. Maintenant, c’est à la surface. L’inclinaison de toutes les roches a changé depuis leur dépôt sur une rive.

Parfois, les lacs... [bruit de la circulation] Parfois, les lacs avaient une rive sablonneuse sur laquelle les vagues ont laissé des traces. D’autres fois, la rive était très boueuse et l’eau très calme. Il arrivait que l’eau s’évapore et que la boue sèche et un grand nombre de ces fissures de dessiccation se formaient alors.

Ici, nous sommes dans la partie la plus profonde du lac. Le lac avait probablement... des rives assez escarpées. Nous voyons là-bas que ces boues, ces boues gris foncé, ont glissé et se sont effondrées dans le lac. Ces boues sont d’un gris très foncé. Elles contiennent beaucoup de matières organiques. Plus loin vers [l’ouest] l’est, on trouve ces roches à deux kilomètres et demi sous la surface, ce qui est une profondeur suffisante pour que les matières organiques chauffent et produisent le gaz naturel qui est extrait du champ McCully.