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Albert Mines

Transcription

Randall Miller, Ph. D., Conservateur de recherche Géologie et paléontologie, Musée du Nouveau-Brunswick

Ceci est une partie du chevalement et de la structure de traitement à Albert Mines. C’est pour ainsi dire tout ce qu’il reste d’une localité qui était très animée à la fin du 19e siècle. C’est là que l’albertite était extraite. L’albertite est un bitume qui doit son nom au comté d’Albert, où elle a été découverte. Elle servait à produire du kérosène. On attribue souvent à Abraham Gesner, le premier géologue provincial du Nouveau-Brunswick, la mise au point d’un procédé pour distiller du kérosène. Beaucoup voient en lui un des fondateurs de l’industrie pétrolière moderne.  Albert Mines doit sa célébrité à l’albertite, mais le village est également connu pour les poissons fossiles qui y ont été découverts, dans les schistes. Il s’agit de schistes bitumineux qui se sont déposés au fond d’un lac il y a quelque 350 millions d’années et qui ont livré des fossiles très intéressants : très peu de plantes, mais beaucoup de poissons. Les restes de poissons sont du genre Palaeoniscus, des poissons osseux primitifs. Bien qu’ils soient assez rares, on a découvert dans les schistes de la formation d’Albert des spécimens complets du genre Palaeoniscus. Dans le schiste, on trouve plus fréquemment des fragments de poissons, parfois des coprolithes contenant des écailles. Difficile d’imaginer que des fondations comme celles-ci sont tout ce qui subsiste d’une communauté autrefois pleine de vie. Sur les photos d’archives, il y a une église, une école, la maison du directeur de la mine, le chevalement qu’on peut voir ici sur la photo et qui se trouvait probablement à l’endroit où je me tiens, ainsi que des bâtiments communautaires pour les travailleurs qui vivaient ici.