Vent, bois et voiles : La construction navale au XIXe siècle

Histoire maritime

Vent, bois et voiles : la construction navale au XIXe siècle

Dans les années 1800, les grands voiliers en bois construits au Nouveau-Brunswick étaient réputés dans le monde entier. Cette galerie leur est dédiée, ainsi qu'à ceux et celles qui les ont rendus célèbres. L'exposition commence par la matière première, le bois, évoquant sa récolte, son transport jusqu’aux scieries portuaires, son expédition outre-mer ou son utilisation sur le marché national, pour la construction de vaisseaux à voiles, par exemple. Une grande variété d'essences était utilisée pour la construction navale, allant de l'épinette blanche pour les membrures, les ponts et les bordages au mélèze laricin pour les goussets de barrots, en passant par le chêne rouge pour les gouvernails et le pin blanc pour les mâts.

Pour construire un navire, il fallait avoir un plan. Pendant la plus grande partie du XIXe siècle, il s'agit d'un plan en trois dimensions prenant la forme d'une demi-coque, bloc de bois composé d'un assemblage de planchettes que sculptait le charpentier de marine pour représenter la moitié de la silhouette extérieure de la membrure du navire à construire. Une fois la quille posée, la membrure érigée et la coque bordée et pontée, les calfats garnissaient d’étoupe goudronnée les joints et interstices des bordages pour rendre le navire étanche. Celui-ci était ensuite « équipé » : les maîtres artisans aménageaient les cabines de pont et installaient l’appareil à gouverner et les auxiliaires de pont. Les ancres et leur chaîne, les pièces d’accastillage, les poulies, les caps de mouton et des kilomètres de cordages étaient aussi installés. En général, un sculpteur était chargé de donner forme à la figure de proue. On dressait les mâts, on gréait le navire et les voiliers levaient les voiles.

L'entreprise était complexe, mais le visiteur passe facilement d'une étape à l'autre, grâce aux artéfacts de la collection maritime du musée, aux photographies historiques, aux illustrations et au texte clair et simple qui facilite la compréhension du processus. Pour illustrer l'industrie de la construction navale, cette partie de la galerie se termine par une grande maquette du navire le plus célèbre du Nouveau-Brunswick, le Marco Polo, en construction. La galerie présente aussi Familles maritimes, Entretenir les feux du foyer et Faire fortune, et comporte une salle où est projetée une présentation audiovisuelle sur la construction navale au Nouveau-Brunswick.

L'économie maritime du Nouveau-Brunswick

Les visiteurs pénètrent ensuite dans une autre partie de la galerie Vent, bois et voiles, celle qui concerne le commerce outre-mer et les voyages en mer. Des marchandises et différents types de bois d'œuvre de la province sont empilés sur un quai en attendant d’être embarqués, et des vitrines posées sur un fond bleu-vert présentent chacune une maquette de navire entourée d'artéfacts liés à un thème. Ainsi, l'une des vitrines évoque les risques en mer et les naufrages, tandis que d'autres ont trait à la navigation ou à la vie en mer ou montrent des objets et des souvenirs rapportés de l'étranger ou encore des sculptures et des pièces du célèbre Marco Polo. Les murs de la galerie affichent des portraits de navires provenant de la magnifique collection du musée. Cette section se termine sur un quai de Liverpool où, au XIXe siècle, de nombreux armateurs du Nouveau-Brunswick vendirent à des marchands de cette ville anglaise non seulement les cargaisons de bois d'œuvre de leurs navires, mais également ceux-ci parfois.