6 février 2008

Saint John pourrait devenir le premier géoparc de l’Amérique du Nord


Un groupe communautaire s'est réuni en vue d'étudier la faisabilité de présenter une demande pour que le Grand Saint John devienne le premier géoparc de l'UNESCO en Amérique du Nord. La désignation de « géoparc international » pourrait avoir un impact majeur sur l'économie locale et stimuler une croissance importante de l'industrie touristique.

L'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture) supervise le réseau mondial des géoparcs nationaux. Un « géoparc » est une région géographique où des sites géologiques patrimoniaux font partie d'un système de protection, de sensibilisation et de développement durable, incluant les sites d'importance écologique, archéologique, historique et culturelle. Les éléments clés d'un géoparc comprennent la superficie du territoire visé et la qualité du milieu environnant, la gestion et l'implication locale, le développement économique, la sensibilisation, la protection et la conservation.

Sous l'aile de l'UNESCO, les sites géologiques d'importance nationale acquièrent une reconnaissance mondiale en plus de retirer des avantages de l'échange de connaissances, d'expertises, d'expériences et de personnel avec d'autres géoparcs. Depuis la mise sur pied du réseau mondial en 2004, 53 lieux dans 17 pays ont obtenu la désignation de géoparc. Jusqu'ici, aucun géoparc n'a été approuvé en Amérique du Nord.

Randall Miller, Ph.D., conservateur – Géologique et paléontologie au Musée du Nouveau-Brunswick, a étudié le patrimoine géologique du Grand Saint John et les activités géologiques qui s'y sont déroulées. Ce travail de recherche a été financé en partie par le projet de l'Alliance de recherche universités-communautés (ARUC), « Saint John : une ville industrielle en transition ». Il a aussi reçu l'appui du Fonds en fiducie pour l'environnement du Nouveau-Brunswick et d'autres fondations.

S'appuyant sur son travail de recherche, M. Miller croit que le Grand Saint John aurait une chance incroyable d'obtenir la désignation de géoparc de l'UNESCO. Cette désignation met en valeur les régions géologiques ayant un attrait marqué pour le grand public et l'industrie touristique et offre une reconnaissance internationale de cette importance. La territoire visé pour le géoparc s'étendrait de Lepreau Falls à Norton et du Sentier Fundy à la Péninsule de Kingston.

« Le roc de la région de Saint John témoigne du milliard d'années d'existence de la Terre. On y trouve de fascinantes formations et sites rocheux qui sont importants pour mieux comprendre l'histoire fossile de la vie », affirme M. Miller. Il s'est par ailleurs rendu compte des importantes et nombreuses activités d'exploration géologique réalisées dans cette région. Il mentionne que « la science de la géologie a commencé à se développer au début des années 1800. Les géologues qui travaillaient dans cette région ont fait de précieuses découvertes dans les années 1830; c'est donc dire que le travail réalisé ici est primordial au développement de la géologie. Selon lui, le fait de mettre ce projet en branle serait une belle façon pour le Canada de contribuer à l'Année internationale de la planète Terre en 2008.

Le personnel et les collections du Musée du Nouveau-Brunswick fournissent une grande partie de la base scientifique nécessaire à cette demande, mais elle doit être mise de l'avant et soutenue par la communauté. Gail Bremner, d'Aquila Tours, dirige le groupe communautaire qui souhaite voir naître le projet de géoparc. « C'est une occasion extraordinaire pour la région. Quand nous obtiendrons la désignation de géoparc de l'UNESCO (et nous allons l'avoir, croyez-moi!), nous bénéficierons d'une approbation reconnue dans le marché mondial; cela ne peut qu'être bénéfique pour notre économie. »

Personne ressource

Gail Bremner

Aquila Tours

(506) 631-0143

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