Le Musée du Nouveau-Brunswick possède de nombreux artéfacts de presque toutes les régions du monde; la plupart ont un lien démontrable avec la province.

Les premières pièces rapportées de l’étranger proviennent du premier ancêtre du musée, le Gesner’s Museum of Natural History. Lorsque le docteur Gesner sollicita les gens de mer du Nouveau-Brunswick pour qu'ils lui fassent don de souvenirs rapportés de leurs voyages, ils se montrèrent généreux. À l’époque, l'industrie du transport maritime de la province était florissante, comme le fût brièvement l’industrie baleinière, et elle entraînait les navires du Nouveau-Brunswick dans des voyages au long cours qui les menaient souvent dans le Pacifique Sud, d'où proviennent la plupart des trésors étrangers de la collection. Par la suite, les marins continuèrent à faire don au Mechanics’ Institute, à la Société d'histoire naturelle du Nouveau-Brunswick et enfin, au Musée du Nouveau-Brunswick, d'artéfacts provenant de cette région du globe. D'autres, comme les missionnaires du Nouveau-Brunswick, rapportèrent des objets d'Océanie. C’est à Ewen Glenn McAfee (1884-1957), natif de Saint John et missionnaire laïc et négociant aux Nouvelles-Hébrides (le Vanuatu actuel) de 1907 à 1919, que l’on doit la collection la plus volumineuse (environ 400 objets).

Les missionnaires du Nouveau-Brunswick ont été parmi les plus généreux donateurs d'artéfacts asiatiques. Envoyés au Japon, en Corée, en Chine et en Inde, ils rassemblèrent d'importantes collections qui témoignent de l'histoire de leurs lieux de travail et de leurs voyages. Ils firent don de plus de 500 pièces vestimentaires, textiles, jouets et jeux, pièces d'arts décoratifs réalisées dans divers matériaux, etc. Alice Lusk Webster (1880-1953) participa elle aussi largement à l’enrichissement de la collection asiatique. Comptant parmi les fondateurs du Musée du Nouveau-Brunswick et créatrice du premier Département des arts, Alice Webster travailla sans relâche à donner corps aux collections asiatiques, y contribuant généreusement en puisant dans ses propres ressources. Plusieurs autres donateurs augmentèrent également cette section, et grâce à eux, les cultures de nombreuses régions d’Asie y sont maintenant représentées.

Les collections d'Afrique racontent principalement l'histoire de la participation du Nouveau-Brunswick à des actions militaires. Les soldats qui servirent lors de la guerre anglo-zouloue de 1879, au Nigeria, et surtout lors de la guerre des Boers (1899-1902) rapportèrent une vaste gamme d'objets. Bien que la majorité de ces artéfacts proviennent d'Afrique du Sud, certains viennent de nombreux autres pays africains. Plusieurs des donneurs n'avaient aucun lien avec les conflits militaires.

Étant donné l'histoire du Nouveau-Brunswick, il n'est pas surprenant que les cultures européennes, en particulier la culture britannique, soient les plus largement représentées dans les collections internationales, et se manifestent surtout dans une gamme complète de beaux objets d'art décoratifs, ainsi que dans des pièces et médailles et dans des catégories diverses. Les objets d'art, en particulier, évoquent les demeures et l'histoire des grandes familles du Nouveau-Brunswick. Alice Webster a également participé à la constitution des collections européennes en les enrichissant et en les organisant. Les dessins et les estampes comptent pour beaucoup dans la collection des beaux-arts. Le Musée du Nouveau-Brunswick possède aussi la plus importante collection de tableaux de bateaux au Canada, dont beaucoup ont été peints par des artistes européens. La superbe collection de montres constituée par Charles R. Fisher constitue également un trésor.

Un large éventail d'artéfacts provient du reste des Amériques. En quittant la Nouvelle-Angleterre, les Loyalistes emportèrent tous les biens les plus précieux qu'ils purent, et par la suite, la première génération d'immigrés acquit d'autres objets de leur patrie. Parmi ces biens emportés dans la fuite, l’un des plus importants est le portrait du colonel John Murray par John Singleton Copley (1738-1815), peintre majeur de l’Amérique coloniale. Au chapitre des acquisitions ultérieures figure entre autres le portrait d'Elizabeth Hazen Chipman par Gilbert Charles Stuart (1755-1828), le meilleur portraitiste de son époque. C’est le seul portrait de Stuart à appartenir à une collection publique canadienne. Le MNB possède également la plus grande collection de portraits canadiens du peintre américain itinérant Albert Gallatin Hoit (1809-1856) et un important fonds d'œuvres sur papier et d'objets d'art décoratifs. Grâce en grande partie aux voyages effectués par des Néo-Brunswickois, le MNB possède aussi une collection d'artéfacts autochtones de plusieurs régions des États-Unis, principalement de l'Alaska, des Plaines et du Sud-Ouest.

Dans les années 1890, des échanges avec le Field Museum de Chicago ont permis d'accroître considérablement la présence des cultures des Premières Nations des Amériques. En 1896, des fossiles du Nouveau-Brunswick furent échangés contre une collection de poteries précolombiennes provenant des États-Unis, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud. Trois ans plus tard, la même institution accepta des peaux d'oiseaux japonais en échange d'une collection de costumes paraguayens constituée au cours du XIXe siècle par le botaniste suisse Emil Hassler (1864-1937).

Au XIXe siècle, durant l’âge d’or de la marine marchande, des navires du Nouveau-Brunswick visitaient régulièrement les Caraïbes et les côtes d'Amérique du Sud. Certains Néo-Brunswickois, dont des missionnaires, travaillèrent également pendant un certain temps en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Un grand nombre des souvenirs qu'ils rapportèrent de ces régions sont maintenant exposés au MNB.

Outre l'étendue géographique, les collections internationales représentent également presque toutes les époques de la civilisation humaine. Les pièces les plus anciennes, rassemblées en une collection d'environ 300 outils paléolithiques d'Europe, ont été données en 1933 par la succession d'Henri Marc Ami (1858-1931), éminent géologue et archéologue canadien. En 1936, le docteur Ernest Edward Irons (né en1877), de Chicago, fit don d'un ensemble d'objets provenant de la Mésopotamie ancienne. En ce qui concerne le bassin méditerranéen, le musée possède des artéfacts anciens provenant de l'Égypte, du Moyen-Orient, de la Grèce et de Rome. Dans les années 1930, Alice Lusk Webster obtint du Guildhall de Londres, en Angleterre, qu'il fasse don d'un grand nombre d'objets datant principalement de la période romaine du pays.

De nos jours, ces collections continuent d’être enrichies, surtout de pièces ayant un lien avec le Nouveau-Brunswick.